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Poévie



Au plaisir des mots et des images



par bippe



Parcours

Je voyage dans la pensée de vous
Une faille à explorer
Creusée à même l'os
Dans le vif velours de la plaie
La déchirure agrandie en espace de rêves
Empreintes laissées
Lave éteinte
Enluminure noircie
Mille miroirs brisés
Vestiges au point d'impact de la foudre

Je connais la force d'un sourire
Abolissant tout ouvrage de défense
Pierres brillantes blessant le pied
lourd de son errance et
Les embruns du souvenir s'accrochent
aux buissons de l'âme
Démarche vaine dans l'envers des jours
Chercher la lumière au creux d'un trou noir
En ce paysage tu ne vois que des ombres
Et les fleurs sitôt écloses sur la treille
Déjà se fanent



Dans nos rêves
La mer attend là-bas au rendez-vous
Mais passeur trop attaché à la rive
Qui ne verra les ports lointains
Vous avez fui à l'opposé
dans l'emmêlée des marées
Et votre visage s'estompe déjà
dans les brumes du large
Ohé là-bas...
il est vain de regarder en arrière


Fruit de l'éclatement céleste
On se construit des vies
D'atomes en chute libre
L'éloignement triomphe
Dans nos fibres
Même
Les mots
Qui nous relient
Sans-cesse
S'envolent


A l'heure où l'émoi entier vous remplit
Vous vous dites:
- J'y suis que le sablier jamais ne se retourne
voilà la taille faite pour mes bras
Le froid peut bien s'étendre partout sur la ville
Clandestin j'aborde au paradis
Les mutations échappent au regard
Mais le ferment poursuit son oeuvre souterraine



une.jpg (31159 octets)


Sel qui brûle la mémoire
De la mer venue
Et engendre les songes
Ravivant la peine
Et son chant
Souvenir de celle
Qui ne cesse
De partir
Séquence revécue
Multiples reprises
Vague roulant le sel
Dans ses doigts d'algue
Pour celle qui jamais
Ne cessera de fuir


Vous avez en mon coeur déposé
Une ville ancienne et un fleuve
Tout un espace à cerner
Pour faire battre le coeur
Au passage du pont
Ce visage le vôtre
agencement de lumières
rendez-vous du clair et de l'obscur
au creux de l'instant
s'approche et s'offre
fulgurance dans l'orbe
du regard

Cette voix la vôtre toujours
un souffle sur une aile
rassurante luisance flottant dans l'air
enchante et crée sourires sans fin
au secret des lèvres
Cette paume la vôtre
posée sur la table
une caresse d'eau tiède
par soir d'été
délimite l'espace de nos abandons
avant que le départ ne résonne
au cadran des saisons mortes

Tant de lignes et de fibres nouées
qu'il faudrait inscrire
dans l'aire du poème
comme une ivresse éternelle
dans une simple histoire d'amour

J'inscris les mots
comme élans du cœur
dans le tumulte des heures
Aux souvenirs s'ajoute
le fourbi du présent
l'attrait d'elle en maillé
au corps du désir

Copyright ° bippe
novembre2003
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